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Trucks & Tanks hors-série n°30 : Projets & prototypes de l'Armée Allemande

Trucks'n Tanks n°15

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Trucks & Tanks n°15 : Les réalisations du Baukommando Beckerzoom

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Au sommaire du n°15

ÉPUISÉ


+ Artillerie antichars US

En retard d’un calibre

Contrairement aux armées européennes, l’US Army ne croit pas en l’utilité des canons antichars puissants. Et pourquoi y croirait-elle d’ailleurs ? Les tanks de l’entre-deux-guerres sont faiblement protégés par des cuirasses ne dépassant guère les 10 à 15 mm d’épaisseur. Les projectiles perforants d’une simple mitrailleuse lourde de 0.50 (12,7 mm) sont parfaitement capables de transpercer une telle protection. En outre, l’Armée américaine dispose d’un 75 mm, extrapolé de la pièce française de même calibre, apte à « traiter », selon elle, les blindages des chars de nouvelle génération. Bien trop pragmatiques, ces théories se heurtent de plein fouet à la course à l’armement que se livrent les différents belligérants lors de la Seconde Guerre mondiale. Les Américains vont alors tenter de rattraper le retard technologique accumulé face aux Panzer.

+ DOSSIER

Les réalisations du Baukommando Becker

Quand le recyclage devient un art

Faute d’un tissu industriel suffisamment important pour équiper la totalité de ses divisions, l’Armée allemande est obligée de recourir à des expédients pour que ses troupes soient dotées d’un minimum de matériel. Dans un premier temps, la Wehrmacht utilise massivement les engins produits par les usines des pays conquis, comme les chars légers Panzer 35(t) et 38(t). En parallèle, une politique de reconversion de véhicules périmés est menée, à l’instar du Panzerjäger I mis au point à partir du châssis obsolète d’un Panzer I. Ces méthodes montrent leurs limites lors de l’opération « Barbarossa ». Les pertes sont telles que, régulièrement, les Panzer-Divisionen se retrouvent en sous-effectifs face à une Armée rouge dotée de machines surclassant le plus puissant des Panzer. L’industrie allemande peinant à augmenter sa production, la priorité est donnée à la reconversion de blindés obsolètes en véhicules faisant défaut aux troupes engagées sur le front de l’Est, comme des chasseurs de chars. La masse de machines capturées lors de la campagne de France donne aussi des idées aux autorités du III. Reich. La mission de modifier tous ces engins en matériels aptes au combat est alors confiée à l’Hauptmann Alfred Becker, un homme qui a déjà fait ses preuves dans ce domaine.

+ AMR P.103 Citroën

Le rêve inachevé

Renault R-35, Hotchkiss H-35, Somua S35…, autant d’engins qui ont combattu la Wehrmacht en 1940 et qui, à ce titre, sont gravés dans la mémoire collective. Mais que dire de ces chars restés à l’état de projet, de ces « sans noms » ? Que dire de ces prototypes promis au plus bel avenir, mais qui, sur un coup du sort, ne pourront se joindre à leurs rivaux industriels d’avant-guerre, afin de tenter de marquer un coup d’arrêt à l’invasion allemande ? Moins dramatique et moins spectaculaire que les combats de mai et juin 1940, la période d’entre-deux-guerres est néanmoins le théâtre d’une lutte industrielle fratricide entre les différents constructeurs français.

+ Opel Blitz

La bête de somme de la Wehrmacht

Après avoir produit des machines à coudre et des bicyclettes pendant la seconde moitié du XIXe siècle, la firme Opel se lance dans l’assemblage de véhicules de tout type et de moteurs d’avion pour l’Armée de Guillaume II. À la fin de la Première Guerre mondiale, l’entreprise est dans un triste état et voit ses ateliers de Rüsselheim occupés par les troupes françaises. Pendant l’entre-deux-guerres, l’histoire d’Opel suit les fluctuations économiques de sa patrie. L’entreprise reprend du service sous les drapeaux avec des voitures de liaison, qui ne sont jamais que des véhicules civils militarisés, mais surtout avec un succès commercial et militaire : les camions de la lignée Blitz.

+ Kilshon

Le Trident d’Israël

Bien que l’Armée de l’air israélienne soit considérée comme l’une des meilleures du monde, ses scores vertigineux, obtenus au détriment des MIG arabes, attestent de ses performances, Tsahal ne néglige pas les matériels terrestres de défense aérienne, notamment les systèmes antiradars. Pour faire face à la menace représentée par les SAM (Surface to Air Missile) arabes, la décision est prise de recycler une technologie issue de la Deuxième Guerre mondiale, en lui adaptant un missile ARM (Anti-Radiation Missile) développé dans les années 60. Ce véhicule antiradar, sur base de Sherman, est l’un des produits typiques de l’industrie de transformation et de modification de matériel ancien de la part des entreprises d’armement israéliennes. Désigné Kilshon ou Kachilit, כחלילית או קילשון en hébreux, ce qui signifie « fourche de paysan » ou traduisible plus facilement par « trident », ce blindé prend part à la défense de l’espace aérien d’Israël.

+ Sherman ARV

Le nettoyeur du champ de bataille

En 1939, l’Armée britannique ne dispose que d’une poignée de véhicules dépanneurs au sein de ses unités blindées. Les machines les plus puissantes sont du type Scammel SV/2S, un camion lourd, doté d’une grue, convenant tout à fait au poids raisonnable des premiers chars Cruiser. En Afrique du Nord, l’engin donne entière satisfaction dans les grandes étendues désertiques. En effet, la récupération des blindés en panne, ensablés ou endommagés, par des matériels non protégés par une cuirasse est relativement facile sur des champs de bataille très ouverts, où l’ennemi est souvent à distance respectueuse. En revanche, en Tunisie, où les paysages sont plus fermés, commence à se poser le problème de la protection du véhicule et de son équipage. En outre, l’arrivée massive de chars beaucoup plus lourds, comme le M3 Grant, le M4 Sherman et surtout le Churchill, met à mal les capacités de traction du Scammel. Le recours progressif à des engins plus puissants sur châssis de camions américains Diamond T, puis Ward LaFrance n’apportant qu’une réponse partielle, les autorités britanniques décident de développer un véhicule de dépannage chenillé.

+ COMMENT ÇA MARCHE

L’importance des chenilles

C’est une évidence à énoncer, mais les chars n’existeraient pas sans leurs chenilles. Cet élément est tout aussi important que l’armement principal, car il donne à un véhicule une excellente mobilité sur tous les types de terrains. Le char devient alors un système d’arme capable de transporter une grande puissance de feu au sein même du dispositif adverse. Au sens propre comme au sens figuré, elles sont la base de ce type de véhicule. À l’instar du reste de l’engin, les chenilles ont évolué à travers les époques et leur conception dépend de contingences technologiques qui ne sont pas si anodines que cela.

+ Comparatif :

Sd.Kfz. 234/2 (8-Rad.) Puma Versus M5A1

L’US Army, avec l’automitrailleuse M8 et le char léger M5A1, comme la Wehrmacht, avec le Panzer II Ausf. L Luchs et le Sd.Kfz. 234/2 (8-Rad.) Puma, déploient, au sein de leurs formations de reconnaissance, des véhicules à roues ou à chenilles. Destinés à éclairer les Armored Division ou les Panzer-Divisionen, ces blindés légers sont les yeux et les oreilles des machines plus lourdes qui les suivent. Mais, entre la roue et la chenille, quel est le système le plus efficace ? Quel est l’engin qui permettra aux unités de reconnaissance d’accomplir dans les meilleures conditions leurs missions ? Et, en cas de rencontre avec l’adversaire, quelle est donc la machine qui a le plus de chance d’en sortir intacte ? Le débat opposant les partisans de la roue et de la chenille dure depuis de longues années et, même aujourd’hui, il continue d’alimenter les discussions. Avec ce comparatif mettant en scène le char léger américain M5A1 et le Sd.Kfz. 234/2 (8-Rad.) Puma, ce sont deux philosophies bien différentes qui s’affrontent sur le terrain.

 

Renseignements : Caraktère - 3120, route d'Avignon - 13090 Aix-en-Provence - Tél : 04 42 21 06 76
www.caraktere.com

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