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Trucks & Tanks hors-série n°25 : les projets fous de la Seconde guerre mondiale

Trucks'n Tanks n°11

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Trucks & Tanks n°11 : Panzerwaffe 1946, la recherche de la supériorité absoluezoom

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Au sommaire du n°11

Epuisé

+ DOSSIER PANZERWAFFE 1946

La recherche de la supériorité absolue

Les chars et véhicules de combat blindés qui auraient équipé les Panzer-Divisionen en 1946-47 font l’objet de tous les fantasmes et de toutes les interprétations ; des « rêveries » parfois accompagnées d’une nostalgie nauséabonde qui n’a pas sa place dans nos colonnes. Il est vrai que, selon l’importance que l’on donne aux engins colossaux comme les Panzer de 1 500 tonnes, il est facile de conclure aux délires technologiques sans lendemain. Ces machines ne restent toutefois que des « concepts-chars » de papier, sans application industrielle, mais dont l’intérêt réside dans la stimulation de la Recherche et Développement des ingénieurs. Aussi performants soient ces Panzer, ils restent toutefois des engins compliqués à produire et à réparer car conçus comme des petites séries à la fabrication soignée. Les ingénieurs travaillent en effet avec des postulats d’avant-guerre peu en rapport avec les réalités d’un conflit mondial. Les autorités allemandes vont alors accentuer leurs efforts sur deux axes. D’une part l’innovation technologique doit encore s’accélérer pour accroître le fossé avec les matériels adverses et d’autres parts les bureaux d’études doivent plancher sur la simplicité de fabrication et de réparation en misant sur la standardisation des composants mécaniques. En effet, la seule supériorité technique ne suffit plus. La Panzerwaffe 46 ne peut espérer résister qu’à ce prix. Les Einheitsfahrgestell – châssis à usage multiple – sont d’ailleurs la seule réponse logique que le III. Reich peut apporter à la supériorité matérielle alliée. À côté de cette stratégie pragmatique, les Allemands vont toutefois continuer à penser petites séries à l’instar du Type 205 Maus. Son rôle évoluant avec la situation sur le front de l’Est, le char « super lourd » allemand acquiert progressivement une véritable dimension tactique qui lui aurait valu de figurer en bonne place au sein de la Panzerwaffe 46. Loin des poncifs habituellement assénés aux lecteurs, tels que les délires d’un dictateur mégalomane, nous aurons cherché à présenter une situation la plus réaliste possible. À vous d’en juger.

+ LE MAUS

L'arme absolue ?

+ LES EINHEITSFAHRGESETELL

Les successeurs

+ T28/95

Un géant endormi

Pour l’US Army, les premiers tours de chenilles des Medium Tanks M3 sur les terres d’Afrique sont sources de désillusions. Vulnérables et manquant de puissance, les General Lee – ou General Grant pour la version britannique – ne sont pas taillés pour affronter Panzer et canons antichars adverses. L’arrivée de matériels plus performants, tel que le M4 Sherman, ne change pas grand chose à la donne et le calvaire des équipages américains se poursuit en Europe. Le verdict de l’épreuve du feu est sans appel et il est sanglant : les Sherman n’ont ni la puissance de feu ni la protection nécessaire pour faire taire à coups sûrs leurs adversaires sans concéder de lourdes pertes. Forts de ce constat, les ingénieurs et militaires d’Outreatlantique vont se pencher sur la mise au point d’un véhicule capable de s’affranchir de tous les obstacles que l’ennemi pourrait dresser sur sa route... Ainsi naîtra un véritable géant n’ayant rien à envier aux projets soviétiques ou allemands les plus fantasques !

+ LA MOTO FN M 12A SM

La bonne à tout faire de l'Armée belge

Dans les années 1930, l’Armée belge lance un programme de motorisation de ses unités. Malgré la volonté des militaires, les commandes de véhicules à moteur se heurtent à de lourdes contraintes budgétaires. Obligée de trouver une solution de substitution aux engins à quatre roues, l’Armée belge se tourne vers les fabricants liégeois de deux roues. Le modèle commandé en plus grand nombre est produit par la fabrique nationale de Herstal, usine dont la vocation initiale est de fabriquer des armes à feu. Ses ingénieurs se révèlent capables de produire des motos d’excellente qualité. La version FN M 12A SM est le fruit de leurs efforts. Pour améliorer sa capacité d’emport, cette moto est déclinée dans une étrange version triporteur.

+ CENTURION

un concentré d'expérience

Depuis le début de la Seconde Guerre mondiale, les blindés alignés par l’Armée britannique sont régulièrement surclassés par leurs adversaires allemands. La mise en service du Tiger puis du Panther creuse encore un peu plus le fossé technologique séparant les belligérants. Les Anglais se retrouvent alors confrontés au choix suivant : développer des machines plus puissantes ou se focaliser sur l’amélioration des modèles existants pour faciliter la production de masse de « l’existant ». Face à l’urgence de la situation, dans un premier temps, Londres privilégie la quantité. Le débarquement prévu pour l’année 1944 se profi le à l’horizon et les Armoured Divisions ont besoin de matériels. Les A27 Cromwell puis A34 Comet remplissent tant bien que mal leur mission mais la lignée des Cruiser arrive en bout de développement. Malgré leurs qualités, les chars anglais restent inférieurs aux Panzer. Et ce n’est pas l’arrivée des engins américains qui va changer la donne ! Pour remettre à niveau les Armoured Divisions, un projet de Cruiser lourd est lancé au milieu de l’année 1943.

+ PANZERWERFER

La mort mugissante

« Moaning Minnie », « Screaming Mimi », « howling cow » : « Minnie la geignarde », « Mimi la criarde », « vache hurlante », autant de surnoms ironiques donnés par les soldats britanniques et américains aux roquettes utilisées par l’Armée allemande. Des armes qui pourtant ne faisaient rire personne dans les rangs alliés… Rencontré pour la première fois en Afrique du Nord puis en Italie, le Nebelwerfer est employé en nombre sur le front ouest à partir de la campagne de Normandie. Les Alliés vont vite apprendre à redouter la plainte mugissante de ces fusées de 15, 21, 28 ou 32cm, qui s’abattent parfois par salves de 50 ou même 80 sur leurs positions.

+ DIVISION SLOVAQUE

A l'assaut de l'ogre soviétique

À la suite du démembrement de la Tchécoslovaquie consécutif aux accords de Munich de septembre 1938, Monseigneur Jozef Tiso, prélat catholique slovaque opposé depuis toujours au centralisme des Tchèques, déclare l’indépendance de la Slovaquie le 14 mars 1939 sur l’insistance de Hitler. La République slovaque est donc proclamée et Tiso instaure un régime théocratique fascisant reposant sur un parti unique, le Parti du peuple slovaque de Hlinka. Rapidement, le nouvel État se place sous la « protection » de l’Allemagne nazie, aligne sa politique extérieure sur celle de cette dernière, met en place des lois antisémites et se dote de forces armées afin de faire face aux appétits expansionnistes de ses voisins. Dès le départ, le fer de lance de cette petite armée repose sur la brigade motorisée « Pilfousek » qui va devenir à partir d’août 1941 la 1e Division rapide slovaque. 

+ COMMENT ÇA MARCHE ?

Les blindages de seconde génération

L’apparition des missiles antichars et des obus à charge creuse a rendu obsolète les blindages en acier traditionnel, aussi épais soient-ils. Au point que certains experts militaires ont cru voir arriver la fi n du char de combat qui, pour survivre, devenait trop lourd au point de ne plus pouvoir se déplacer dans de bonnes conditions. Cette surcharge pondérale inhérente au poids de l’acier le condamnait à terme. C’est oublier un peu vite que, dans la course à l’armement qui oppose la cuirasse au boulet, la recherche ne s’arrête jamais. De nouveaux matériaux arrivent en droite ligne des laboratoires. S’ils ne réduisent pas vraiment le poids des blindés, ils en limitent l’augmentation. Les matériaux composites permettent au Main Battle Tank moderne de faire une cure de jouvence et de demeurer pour longtemps encore un acteur majeur sur le champ de bataille.

+ Comparatif :

Panther Ausf. F vs. JS-3 modèle 1945

Le comparatif de ce numéro « spécial Panzerwaffe 46 » aborde une thématique pour le moins originale : faire combattre sur le papier deux chars qui ne se sont jamais rencontrés. Et pour cause, le Panzer V Ausf. F n’a pas existé en tant qu’engin de combat ! Cette version équipée d’un canon de 8,8cm long n’a en effet jamais dépassé le stade de la planche à dessin. Nous sommes parfaitement conscients des limites d’un tel exercice qui tient d’ailleurs plus d’un raisonnement purement intellectuel que du comparatif reposant sur des données techniques fiables. Pourtant, les renseignements disponibles nous permettent d’envisager d’opposer les deux machines dans un comparatif totalement fictif. Le Panzer V Ausf. F n’est après tout qu’une extrapolation mieux armée et modernisée du modèle de base. Nul doute que si la guerre avait continué quelques mois, les usines auraient commencé à produire cette puissante version du Panther. Le T-34/85 déjà surclassé par le Panther Ausf. G, l’Armée Rouge n’aurait eu que le JS-3 modèle 1945 à lui opposer. Un choc de titans entre l’ancêtre des Main Battle Tanks et celui qui inspirera nombres de chars modernes.

 

 

Renseignements : Caraktère - 3120, route d'Avignon - 13090 Aix-en-Provence - Tél : 04 42 21 06 76
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