Trucks & Tanks Magazine - Le magazine historique et technique des engins et véhicules militaires du XXe siècle

+ Le M26 PERSHING ou l’introuvable successeur du Sherman (suite & fin)
A près avoir étudié la genèse du Pershing, Claude Gillono aborde désormais son usage
opérationnel, à commencer par son engagement en Europe occidentale lors des dernières
semaines de la Seconde Guerre mondiale. Si 20 des 40 premiers exemplaires livrés sont
logiquement confiés à l’Arme blindée pour des tests, vingt autres chars sont alloués à des essais
opérationnels en Europe dans le cadre d’une mission baptisée « Zèbre ». Celle-ci est décidée
après la bataille des Ardennes, certes victorieuse mais ayant coûté cher à l’US Army aussi bien
sur le plan humain que matériel, notamment en chars. Des fuites ont eu lieu dans la presse et
l’Armée américaine se doit de « faire quelque chose » puisque l’on parle même d’une commission
d’enquête parlementaire (elle ne sera jamais créée). On veut donc tester en « vraie grandeur »
de nouveaux matériels antichars, dont un canon de 90mm tracté, ainsi que ce qui ne s’appelle
pas encore le Pershing. Arrivant en Europe, par Anvers, début février 1945, les vingt T26E3
sont répartis à égalité entre les 3rd et la 9th Armored Divisions. Ils sont déployés en premier
au sein de la 3rd, le 25 février 1945, puis à la 9th dès le 28. Les machines sont numérotées de
22 à 41 et les immatriculations sont allouées de façon consécutive de 30119832 à 30119851.
+ Jagdtiger : le prédateur des steppes
Fruit de l’expérience de la Panzerwaffe sur l’Ostfront, le Panzerjäger Tiger Ausf. B (Sd.Kfz. 186), plus
connu sous la désignation de Jagdtiger, est sans conteste le plus puissant et le mieux protégé des blindés
assemblés en série dans les arsenaux du III. Reich. L’histoire militaire n’a pourtant retenu de ce chasseur
de chars lourd que quelques stéréotypes essentiellement basés sur la puissance de son canon de 12,8cm
et sa fragilité mécanique. Aux vues de ses prestations, il est en effet légitime de se poser la question de
son utilité. Le Sd.Kfz. 186 est-il effectivement en adéquation avec les besoins de la Wehrmacht ou son
concept n’est-il qu’un immense gaspillage de matières premières et de travail ? Retour dépassionné sur la
genèse du plus puissant des fauves allemands.
+ T17E1 Staghound Armored Car : le char sur roues
Dès juillet 1941, engagée depuis plusieurs mois dans de violents
combats contre les Allemands et les Italiens dans le désert nordafricain,
la Grande-Bretagne demande au « grand frère » américain
son aide pour construire une automitrailleuse spécialement
adaptée aux conditions désertiques. Les États-Unis, déjà largement
impliqués dans la fourniture de matériel militaire aux Britanniques,
acceptent de développer un engin qui sera prioritairement, voire
exclusivement, utilisé par la Grande-Bretagne (car les États-Unis
ne sont pas encore en guerre…)
+ SU-100 : Le veriTable « zveroboy »
Le virage technologique amorcé en 1943 par
la Panzerwaffe remet totalement en cause la
supériorité des blindés soviétiques sur leurs
adversaires du Reich. Cette même année,
l’apparition au sein de l’arsenal stalinien de la
pièce de 85mm ne change en rien la réalité du
terrain, Tiger et Panther continuant de régner en
maîtres sur les steppes. Pour les Soviétiques,
il est grand temps de mettre en service un
engin capable de prendre à partie les machines
allemandes présentes et à venir. Pour ce faire,
les arsenaux soviétiques disposent en nombre
du puissant canon de 122mm A19. Toutefois,
sa faible cadence de tir et ses performances
balistiques relativement médiocres l’empêchent
de faire jeu égal avec les derniers modèles de
canons allemands de 8,8cm et 7,5cm. Les
autorités russes responsables du développement
des blindés et de l’artillerie décident alors de
mettre à l’étude un engin équipé d’un tube de
100mm tirant un obus à haute vitesse initiale
dérivé de la pièce de marine B-34. Ce n’est pas
la première fois que les Soviétiques veulent
armer l’un de leurs blindés avec ce tube, mais
sa disponibilité réduite et son encombrement
ont jusqu’à présent fait capoter toutes ces
tentatives. La fin de l’année 1943 voit enfin n le
S-34 disponible en nombre suffisant pour enfin
espérer lancer une production en grande série.
+ Comparatif : Panzer III ausf. G versus T-26 Ob 1939
Il peut paraître surprenant d’opposer sur le papier un char léger comme le T-26 à un char
moyen tel que le Panzer III. Mais, d’une part les deux engins sont d’une taille et d’un armement
relativement comparables et d’autre part, sur le champ de bataille, les équipages engageaient
tous les blindés qui passaient à leur portée, ce sans distinction de catégorie. De plus, durant
l’été 1941, les chars allemands ont sans nul doute rencontré plus de T-26 que de T-34 !
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